Article Midi Libre

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Catana veut consolider sa position dans l’élite mondiale

 

Harald Pohlmann n’a guère hésité. Ce dirigeant d’une méga auto-école en Allemagne a choisi le chantier Catana pour naviguer en Méditerranée, en Tunisie ou du côté de Gibraltar. "Fast, stable and safe" (*), lance-t-il tout sourire, ce 10 avril, lorsqu’il prend pour la première fois la barre de son tout nouveau “Catana 47”, mis à l’eau devant les entrepôts de l’entreprise, à Canet-en-Roussillon (P-O). Ce petit bijou et son grand frère, le “53” pieds, sont deux des attractions présentées en exclusivité au salon international de La Grande-Motte qui débute aujourd’hui.

Pour l’entreprise, qui emploie 150 personnes, il s’agit de faire des affaires, bien sûr, et de consolider son image. "Nous sommes le quatrième chantier au monde de catamaran en terme d’unités produites", avance Olivier Poncin, président de Catana Group, soit juste derrière les Français Lagoon et Fountaine Pajot et le Sud-Africain Robertson & Caine. "On sait qu’au salon tous les concurrents sont là et que les visiteurs sont qualifiés, les clients ne viennent que pour acheter des multicoques. Nous avons déjà une quinzaine de rendez-vous avec des gens avec lesquels on discute depuis des mois."

Trois ans de travail pour le nouveau “53”

Le groupe a pourtant réorienté sa stratégie en lançant voilà deux ans sa gamme Bali, des catamarans plus confortables et moins élitistes (les prix oscillent entre 300 000 et 600 000 €) et le carnet de commande est plein : 65 prévus en 2017 et "tous vendus" et une centaine annoncée pour 2018. De quoi être "au-delà de l’équilibre". Concernant les Catana - il faut compter de 500 000 € à 4 M€ -, ce sont une vingtaine d’unités qui sortiront des entrepôts. Dont le magnifique “53 pieds” qui aura nécessité trois ans de travail : "Il y a une année d’étude, puis il faut fabriquer les moules, l’outillage, etc.", précise Olivier Poncin.

Le dernier né, lui aussi posé sur le plan d’eau le 10 avril avant dernières finitions, offre une grande communication entre le carré et le cockpit et a été conçu avec énormément de matière carbone, beaucoup plus solide. "On avait un trou entre le “47” et le “62”. C’est le top du top pour le grand voyage, vante le président, avec une sécurité optimisée, les gens sont rassurés par l’expérience de 35 ans de chantier." La clientèle internationale semble déjà répondre présent puisque trois précommandes d’un Allemand, d’un Américain et d’un Turc viennent d’être passées.

(*) Rapide, stable et sécurisant.

  • Catana 47 Easy Performance

    Catana 47 Easy Performance